Goya chanpuru

Enfin, j’ai mes goya (concombres amers) et après la demande d’une de mes lectrices, j’ai décidé de donner la recette du goya chanpuru. C’est un plat que l’on trouve souvent dans les mangas ou dans les séries japonaises, comme on peux le voir à la fin du film ci-dessous.

Ce plat ne vous dit peut-être rien mais il est aussi connu sous le nom de « goya champloo » ou « goya champuru ». L’orthographe exacte est  ゴー[go]ヤ[ya]チャン[chan]プ[pu]ルー[ru], j’aime l’exactitude comme vous pouvez le remarquer.
Il existe au Japon beaucoup de plats avec l’intitulé « chanpuru » qui désigne un mélange, ou l’art d’accommoder les restes. Il existe aussi le « tofu chanpuru » (tofu et mélange de légumes), le « tamana chanpuru » (un mélange avec du chou et de l’oignon) ou le « mamina chanpuru » (un mélange avec des germes de soja)… A ma connaissance, il doit exister une dizaine de chanpuru différents, il y en a même avec de la papaye !

Comme d’habitude, cette recette est super simple, à condition d’avoir du concombre amer (si vous n’en avez pas, j’ai trouvé deux ingrédients de substitution). Voilà, vous savez presque tout sur ce plat, maintenant, la recette. Ikimasho ! Lire la suite →

Burokkori no namuru

Enfin, c’est fait, je suis allé dans le XIIIe avec ma fille acheter des goyas (ou plutôt des concombres amers), du tofu, quelques babioles kaiwa pour ma petite progéniture et un peu de vaisselle pour mes photos (que je vous ferai partager sur ma page facebook). En arrivant devant le grand magasin des frères Tang, c’était dégustation gratuite et démonstration de cuisine, j’ai choisi le bon jour ! On a donc pu goûter à des gyoza (voir aussi la recette) et boire un petit verre de calpis, une célèbre boisson japonaise à base de lait, délicieuse et rafraichissante. Ce breuvage a fait son apparition au Japon le 7 juillet 1919. Cette date est étrangement le jour de la St Valentin là-bas, donc tout naturellement très prisée des couples japonais. Elle symbolise l’amitié et la convivialité.

Passons à la recette. Burokkori comme son nom l’indique sont des……. Brocolis, trop facile vous avez vu la photo !  Comme d’habitude cette recette est super simple mais tellement gourmande ! J’en fait souvent et ma fille adore, pourtant entre les brocolis et les enfants c’est pas une histoire d’amour. Je me souviens la première fois que je lui ai servi cette recette, elle a tout fini, en voulait encore et nous en a piqué dans nos assiettes. Ikimasho ! Lire la suite →

Maki niku to ninjin

Je vais vous narrer une petite aventure qu’il m’est arrivé dans le XIIème arrondissement de Paris. J’ai voulu acheter du goya pour une recette. Premier magasin, pas de goya. Deuxième magasin, pas de goya non plus. Dans le troisième magasin il y avait un drôle de légume ressemblant au goya avec pour intitulé « concombre amer », je demande malgré tout à une vendeuse qui me dit qu’elle ne connait pas le goya. Au bout du quatrième magasin, je décide d’aller chez les Tang me disant qu’ils ont plus de choix que les petites épiceries.
Arrivé chez Tang frères je fais le tour du magasin et plus en détail le rayon des fruits et légumes, j’allais sûrement trouver. J’observe tout les rayonnages, rien. Je fais le tour une deuxième fois au cas où, rien. Il y avait encore ce légume bizarre au nom de « concombre amer » dans les rayonnages, je demande à une vendeuse qui a du mal à comprendre ce que je lui dit :

- « Bonjour madame, puis-je vous demander un renseignement ? »
- « Bonyour, voui m’sieur »
- « Je cherche un légume qui s’appelle « goya », en avez-vous ? »
- « Comment vous-dites ? « Goya » ? A pas izi » dit-elle avec son drôle d’accent vietnamien.
- « Vous en êtes sûre ? Pourtant ce légume là-bas y ressemble. » En montrant du doigt le concombre amer.
- « A non, non ! Ca combre amer, pas goya, pas goya izi » me répondit-elle

Bon, dur, dur, je suis donc parti sans rien avoir acheté, même pas une babiole. En rentrant chez moi, je décide de me renseigner sur internet (google est mon meilleur ami). J’arrive sur un article et je lis « Goya, appelé aussi plus communément concombre amer… ». Bon, je suis quitte pour y retourner plus tard, bien plus tard, en tout cas après avoir réalisé une recette qui ne contient pas de goya

Les japonais aiment bien les maki, ils l’aiment tellement qu’ils réalisent aussi des roulés de viandes garnis de légumes. Aujourd’hui, vous avez droit à une des variantes (j’en publierai d’autres). Pour deux personnes. Ikimasho ! Lire la suite →

Certains l’aiment cru

Assiette de sashimi - source blog.cles.jp

A chaque fois que je dis à quelqu’un que je tiens un blog sur la cuisine japonaise on me répond très souvent : « J’aime pas manger cru ». Même si, sur mon blog, je n’ai pas énormément de recettes où l’on trouve les aliment crus, je voulais vous faire découvrir par cet article cet aspect de l’alimentation au Japon.

Le temps ne se prête guère à manger cru en ce moment, mais l’été arrive et c’est toujours agréable de manger du froid, voir du cru. Au Japon, le cru va bien au delà du steak tartare. Vous connaissez tous les sashimi, c’est ce qui symbolise la cuisine japonaise avec le sushi . Bien qu’il soit mangé toute l’année, un plateau de sashimi bien frais est particulièrement appétissant les jours de canicule , pendant un été typique japonais.

Tous les types d’aliments, en plus du poisson cru, sont consommés sous forme de sashimi, coupés en fines tranches et mangés, plongés dans la sauce de soja et agrémentés de condiments: tofu, yuba, konnyaku, de champignons   et légumes divers.

Il existe en effet des sashimi moins connus, ceux faits de viande crue, comme le boeuf, le foie de boeuf (rebasashi), le cheval (basashi), la viande de baleine ou de chèvre. Même le poulet  , qui n’est jamais consommé cru dans les cultures occidentales, est consommé à l’état brut, c’est le cas du torisashi (complètement crus) ou du toriwasa (blanchies à l’extérieur). Par contre, le porc n’est jamais servi cru, mais on le trouve aussi blanchi et servi froid, une sorte de « porc bouilli en sashimi ».

Assiette de rebasashi - source r.tabelog.com

Il est vrai qu’en dehors du Japon, manger différents types de viandes crues peut sembler étrange. Dans son histoire, avant l’époque Genroku (1688-1703) les japonais mangeaient tous les types de protéines à l’état naturel. Si quelqu’un était prêt à manger un animal en particulier, il le mangeait sous n’importe quelle forme tant qu’il était délicieux.

La consommation de viande d’animaux  entra donc dans la clandestinité pendant et après l’ère Genroku, par contre, la consommation de poisson n’a jamais été interdite. Le sashimi, plat le plus populaire au Japon, a donc pris le temps de se perfectionner et d’évoluer gustativement au cours du reste de la période Edo jusqu’en 1867.

Après cette période, la consommation de viande a été officialisée, entrant de nouveau dans les moeurs, tel que les japonais la connaissent aujourd’hui.

Assiette de toriwasa - source www.dopon.jp

Les plats de viande cru sont rarement préparés à la maison. Par exemple, les sashimi de poulet ne sont disponibles que dans certains restaurants spécialisés, tels que les restaurants de yakitori où les cuisiniers tuent leurs poulets dans la matinée, garantissant la fraicheur du produit. Vous allez me dire : « Oui, mais comment faire confiance à un restaurateur ? ». Sachez qu’au Japon, il y a toujours eu une confiance implicite dans la capacité et l’intégrité des professionnels de la cuisine  pour ce qui est de la fraîcheur et l’hygiène alimentaire de la viande (et du poisson).

Malheureusement, l’année dernière, cette confiance a été ébranlée suite à l’ intoxication alimentaire de 35 japonais dont cinq décès, le coupable est l’E. coli, l’arme du crime est un plat appelé yukke. A l’origine c’est un plat coréen qui comprend du boeuf haché et de l’oeuf cru, le yukke est devenu extrêmement populaire dans les restaurants à barbecue coréen et fleurissent un peu partout dans le pays du soleil levant.

Assiette de yukke - source aizen.ftw.jp

La chaîne de restaurants qui a servi le yukke contaminé, a utilisé un boeuf qui n’a pas été désigné comme propre à la consommation crue. Grosse erreur de la part de cette enseigne. En conséquence, le gouvernement a mis des réglementations plus strictes pour la préparation de plats avec du boeuf cru.

Plus tôt ce mois-ci, la sécurité alimentaire du gouvernement japonais a annoncé que la consommation de foie de boeuf cru sera probablement interdit en juin, provoquant un tollé parmi les aficionados du rebasashi.

Donc, si vous veniez à acheter de la viande hachée pour manger cru (comme un tartare de boeuf) veillez bien à ce que celle-ci soit consommable cru ou demandez à votre boucher qui est votre meilleur conseillé.

Bon, soyons rassurés aucune de ces recommandations ou interdiction n’ont été émises pour d’autres types d’aliments consommés crus au Japon.

Continuons…

Saviez-vous que les oeufs crus font une partie intégrante de la cuisine japonaise quotidienne ? – souvent un jaune mélangé avec du riz chaud et de la sauce de soja pour le petit déjeuner, ou bien servi sur le dessus d’un plat de nouilles froides et utilisé comme trempette. Si vous aimez ou que vous souhaitez tenter l’expérience, assurez-vous que les oeufs soit extra frais.

A la vue de tout ces plats, de toutes ces recettes, et de surcroit cuisinant japonais, donc prenant parfois sa femme et sa fille comme cobaye (il n’y a jamais eu d’intoxication alimentaire). Je me suis parfois demandé à partir de quel âge les jeunes enfants pouvaient commencer à manger du poisson cru. Et je me suis renseigné… Il n’y a aucune règle pour cela, et les opinions au sein des communautés parentales japonaises varient de « dès que l’enfant peut manger des aliments solides » à « pas jusqu’à ce que l’enfant soit entré à l’école primaire ». Pour ma part, ma femme et moi avons commencé tôt l’apprentissage du goût à notre fille  , au début on se limite à des petits sushi cuit ou mariné, des crevettes cuites, et peu à peu les habituer au poisson cru. Pour ma part, ma fille n’est pas difficile, voir, devient addicte à notre cuisine (aussi bien cuisine du nord, de normandie, portugaise et japonaise).

En matière de goût il ne doit pas y avoir d’appréhension ni de préjugés, juste une éducation, il faut goûter de tout et élargir ses connaissances gustatives.

Et si par simple curiosité vos papilles réclament du nouveau, si vous souhaitez franchir le pas,  je vous conseille d’essayer ma recette de  negitoro don. Bon appétit !

Wasabi Rangudosha

Suite au concours organisé par Mademoiselle M que j’ai remporté haut la main !  Je me lance dans un nouveau concours, cette fois organisé par Hanane qui nous propose de créer des biscuits. Evidemment il y a des cadeaux à gagner, et c’est la boutique Cuistoshop qui régale, 15€ de bon d’achat et un tampon pour biscuits à gagner.

Il fallait que je trouve une recette reconnaissable entre mille mais avec la touche « made in japan » et pour la petite histoire sachez que je bave devant les Cha no ka  du très grand chef pâtissier Yasukhiko Ezaki. Vous ne connaissez pas cette pâtisserie ?! Les Cha no ka sont des langues de chat au matcha avec une légère plaque de chocolat blanc également parfumée au matcha, parfait pour un moment raffiné et gourmand ! (en vente exclusivement à la « Grande Epicerie » à Paris). . Voilà, il me suffisait juste de remplacer le matcha par du wasabi et tremper les Rangudosha (langues de chat) dans un simple chocolat blanc. Allez ! C’est parti pour la recette  Lire la suite →

Saba kan chahan

Ça fait un petit moment que je n’ai pas posté de nouvelles recettes, ce n’est pas que je suis en manque, bien au contraire j’en ai beaucoup sous le coude. J’ai pas mal de travail en ce moment et différents projets aussi… Bon à part ça, je dois faire mes gyozas (j’ai reçu le moule il n’y a pas si longtemps), les chawanmushi, les boulettes de viande ragoût au curry blanc, le saumon frit mayososu… Rhâ  J’en salive ! Pas vous ?

Bon, nouvelle recette…

Derrière ce nom se cache tout simplement des conserves de maquereau au cresson et riz frit… Simple comme bonjour. C’est un plat qui nous vient d’okinawa, région réputé pour faire une cuisine saine et où l’espérance de vie est la plus longue de toutes les régions du Japon. Lire la suite →